Historique

Près de Sept-Îles, sur la Côte-Nord du Québec, la communauté de Maliotenam est depuis longtemps un point de rencontres et de rassemblements pour le peuple innu de la région. Après la fermeture définitive du pensionnat vers le milieu des années 1970, celle-ci prend un nouvel essor et se forge la réputation de berceau d'artistes et de musiciens.

Fondé en 1984 par une petite équipe de rêveurs, le Festival Innu Nikamu est porté par toute une communauté qui se réunit autour de la musique et exprime son identité à travers son art et sa créativité. Cette grande fête familiale, sans alcool, crée un rapprochement entre les différentes nations autochtones qui s'y rencontrent ou s'y retrouvent annuellement, durant ces quatre jours de prestations de musiciens et d'artistes-interprètes.


De ses débuts à caractère artisanal et local, le festival évolue au fil des années. L’organisation et la programmation se professionnalisent. Lieu traditionnel de rassemblement estival des artisans et des familles autochtones, l’évènement s’ouvre progressivement à la population non-autochtone du territoire. Les artistes québécois partagent la scène à titre d’invités spéciaux, et les citoyens de la région et des villes avoisinantes, particulièrement de Sept-Îles, sont invités à participer aux festivités, créant ainsi un lien entre les différentes communautés habitant la Côte-Nord.

Après 33 ans de rassemblements musicaux, le Festival Innu Nikamu d’aujourd'hui est devenu l'un des plus importants festivals de musique et d'art autochtone en Amérique du Nord et met en vedette des musiciens, artistes et interprètes des Premières Nations du Québec et du Canada, ainsi que des invités internationaux. L’évènement, un des seuls situés sur une réserve autochtone, se tient toujours sur le site bucolique de l'ancien Pensionnat Notre-Dame de Maliotenam, transformant ainsi cet endroit au lourd passé, en lieu de célébration d'une culture qui refuse de s'éteindre.